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17/01/2015

OÙ EST L'INFO ?

 

www.kizoa.com_collage_2015-01-18_18-25-03.jpgAujourd'hui est un grand jour pour moi, pour vous, pour la planète entière même, car il marque mon retour dans le monde de l'écriture. Cependant, rangez vos banderoles, oubliez vos olas, feux d'artifice et autres Te Deum (comment ça, tout le monde s'en fout?), mon grand come-back se fera sous le signe du coup de gueule.

Parce que là, je suis vraiment pas contente. Fâchée. Indignée. Si j'osais, j'irais même jusqu'à dire que je suis véritablement, totalement colère. Soyons folle!... Pourquoi, me demanderez-vous? - eh ben allez-y quoi, demandez! La raison de cette violente rage, puisque ça vous intéresse tant, vient des médias dits mainstream. Plus précisément des journaux tv, et pas seulement à cause du "Madame Monsieur bonjour!" d'Élise Lucet qui, soit dit en passant, pousserait n'importe quel homard pourtant sain d'esprit à se jeter dans une casserole d'eau bouillante pour ne plus avoir à l'entendre. Notez que je parle de homard, mais ça s'applique aussi bien à n'importe quel être vivant doté d'une capacité auditive, même minime.

Bref, le 7 janvier dernier, la France tombait sous le choc d'un attentat sur lequel je ne reviendrai pas, tellement tout a déjà été dit, redit et re-redit à ce propos. Dix jours plus tard, les JT ouvrent encore et toujours sur ce sujet. Et quand je dis "ouvrent", j'euphémise, vu qu'environ 90% de leur ligne éditoriale est entièrement axée dessus.

Alors là, je dis STOP! C'est plus possible. Oui, c'est moche ce qu'il s'est passé. Oui, des millions de personnes ont été secouées. Non, on ne peut pas l'effacer d'un coup de gomme.

MAIS HO! Sérieux! Tous les jours, un reportage sur les obsèques de l'une des victimes, avec des commentaires pertinents tels que "le cercueil a été suivi par la famille effondrée". Ah ouais, sans blague? Je croyais qu'ils auraient fait péter le champagne, ces braves gens! Après tout, ils viennent juste de perdre un proche, c'est quand même pas courant d'être dévasté dans ce genre de situations.

Deuxième sujet brûlant: Charlie Hebdo qui se vend comme des petits pains. Je passerai sur ce que m'inspirent les gens qui n'avaient jamais ne serait-ce que jeté un coup d’œil à la couverture du journal et sont aujourd'hui à deux doigts de camper devant les maisons de presse pour s'en procurer un exemplaire. Mais entendre dans la bouche d'un journaliste, normalement qualifié: "Comment faire face à la pénurie de Charlie, en France?", là ça me dépasse. Est-ce que le gars se rend compte à quel point son propos est déplacé pour toutes les personnes qui souffrent, ici et ailleurs, et dont on ne daigne parler que dans ces horripilants marronniers devenus légions?

Pour finir, petite séquence émotion/nostalgie. Retour sur les lieux du drame, dix jours plus tard (trois jours après avoir commémoré la première semaine post-drame). Des fleurs, des bougies, des gens en larmes, y en a même qui viennent d'Allemagne pour apporter leur contribution au devoir de mémoire ('vous rendez pas compte vous, ça prouve bien que la France est le centre du monde). À ce moment précis, de la fumée me sort des naseaux et mes oreilles se mettent à siffler comme des bouilloires. Trop, c'est trop!

Pendant ce temps-là (à Véra Cruz... désolée, j'ai pas pu m'empêcher), Boko Haram massacre à tour de bras au Nigéria et l'UE autorise en loucedé la culture de maïs OGM. Mais après tout, on est habitués à manger de la merde, et puis quelques petits africains en plus ou en moins, c'est pas ça qui changera la face du monde. Autant ne pas ennuyer les honnêtes gens avec des détails de l'Histoire aussi insignifiants...

Ce soir, en plus d'être furieuse, je suis triste. Triste pour la presse et tous ceux qui se sont battus afin que ce métier noble et indispensable puisse exister. Furieuse contre ceux qui, aujourd'hui, lui crachent au visage en oubliant son rôle premier d'information, de neutralité et d'éducation. Ceux qui la prostituent et finiront par l'enterrer pour de viles contraintes d'audimat. On pourrait pas instaurer un deuil national pour ça?

 

 

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16/02/2014

SMART NOMINATION: Une histoire qu'elle est bien pour le moral!

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Dernièrement, une petite vidéo s'est répandue sur le net, essaimant à une vitesse exponentielle et polluant le fil d'actus de toute personne normale inscrite sur Facebook. Un truc bougrement futé, du genre que quand on le voit, on se dit que le type qui l'a inventé, il doit avoir quelques allèles communs avec Einstein. Une lubie, aussi appelée jeu, mêlant alcool, mise en scène de sa personne devant une caméra et ridicule (en même temps, ça se saurait si se filmer en train de picoler tout seul donnait l'air fin) qui pourrait aisément étayer des études sociologiques concernant la surexposition du sôa sur le net. J'ai bien sûr nommé la neknomination.

Je pourrais dire tout le bien que je pense de cette nouvelle mode, mais ce serait très mauvais pour ma tension artérielle. Et, comme je suis résolument décidée à faire de 2014 une année d'optimisme et d'amour inconditionnel du genre humain (ouais... et on est qu'en février...), vous ne trouverez ici aucune critique acerbe, aucun paragraphe fustigeant avec virulence la société exhibitionniste et décadente dans laquelle nous vivons (pas mon style, d'abord!).

Si je me fends d'un billet en ce dimanche matin grisailleux, ce n'est pas seulement parce que Bébé Kim-Jong m'a expulsée du lit manu militari aux aurores, mais aussi parce que j'aimerais vraiment vous parler d'une initiative qui fait beaucoup plaisir à l'intérieur de soi-même. Pis, pour une fois que c'est une connerie qui est détournée pour la bonne cause plutôt que l'inverse, ça mérite le détour.

Minute, j'vous explique!

Quand la nek-machin-qui-prend-l'chou a atterri sur le mur de Julien Voinson, bordelais de 23 ans, il s'est dit: Nom d'une pipe en bois! Cette infamie n'a que trop duré! Montjoie Saint-Denis, que trépasse si je faiblis!, et tout, et tout... Nan mais je réécris un chouïa, c'est pour le côté romanesque (pour les vrais propos, c'est ici)

D'entrée, on comprend que le type, c'est pas un gros benêt pendu aux "Allô" nabilesques et autres non-évènements lamentables que les médias s'échinent à nous enfoncer dans le citron en les qualifiant de phénomènes (désolée, c'est plus fort que moi), comme on a trop souvent tendance à voir les d'jeuns actuellement. 

Pourtant, le buzz, c'est bien lui qui le créé en ce moment. Car, en réponse à sa nomination, ce jeune homme mimi tout plein décide d'en faire quelque chose d'utile. Il se filme donc en train d'offrir à manger à un SDF et nomine à son tour trois amis pour les inciter à en faire de même.

  La Smart Nomination est née.

Postée sur You Tube, la vidéo vient de dépasser les 350 000 vues. Une page facebook est créée et des internautes de France et de l'étranger s'y mettent. Un nouveau mouvement est en marche et j'espère qu'il durera.

D'ailleurs, je sais pas vous, mais moi, ça me fait penser à ce film hyper triste, Un monde meilleur, dans lequel Haley Joël Osment - quand il avait encore une bouille à croquer... y a longtemps, quoi! - inaugurait une chaîne de B.A dont on ne finissait par mesurer l'ampleur qu'au moment où il mourrait poignardé (même que je connais un mec qui a pleuré à la fin, mais je le citerai pas...).

Évidemment, c'est pas du tout ce que je souhaite à Julien, hein! En plus, il est drôlement mignon, ce serait dommage. Et puis, on habite la même ville, alors bon, 'fin j'dis ça j'dis rien... (Voyez-vous venir, avec ses gros sabots, la fille qui se place subtilement sur les rangs?...)

Je referme ici la parenthèse Message personnel, option Annonce matrimoniale. Si cette initiative vous intéresse, n'hésitez pas à la faire vivre, la reproduire, la partager, la divulguer, la crier sur les toits. En bref, à faire de ce monde, un endroit où il fait (un peu) meilleur vivre. Patate! Qu'est-ce que c'est beau c'que j'raconte, parfois!

 

En bonus track, tellement ça me fait marrer, voici l’extrait de La cité de la peur  dans lequel j’ai pompé une partie du titre de cet article (et j’ai même pas honte, en plus!)


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13/02/2014

VALENTIN, CETTE ANNÉE, TU NE M'AURAS PAS!

cupidon.jpgEnfin, comme toutes les autres années, quoi!

Sauf que là, j'ai une bonne excuse: je suis célibataire (parce que, à c'qui paraît, Bono, ça compte pas comme un vrai chéri). Même que, le mois prochain, ça fera un an. Mais, ça va, je le vis bien, merci de demander.

De toutes façons, si y a bien un truc qu'on a jamais fêté, Ex-Doudou et moi, c'est la Saint Valentin. Pis d'abord, c'est rien qu'un truc commercial destiné à enrichir les confiseurs, les marchands de nounours trop mignons qui tiennent des cœurs avec écrit LOVE dessus et les boutiques qui vendent des petits canards vibrants mais qu'il faut surtout pas appeler sex-shops.

Là, vous vous dites: Ouh la vilaine aigrie qui vient cracher sur notre merveilleuse journée d'amour universel, tout ça parce qu'elle a pas de bonne poire de namoureux pour lui offrir plein de cadeaux et lui faire des câlinous qui font transpirer!

Y a de ça! Plutôt y avait. Mais ça, c'était avant, comme dirait l'autre (en fait, à peu près tout le monde  depuis que les opticiens Machin-bidulle se sont gravement creusé le ciboulot pour nous pondre ce slogan de la mort-qui-tue.)

Maintenant que je me sens bien dans ma tête (rapport que j'ai trouvé la paix intérieure, j'ai vu la lumière, toussa), la frénésie collective, touchant parfois à l'hystérie, qui semble prendre possession d'une partie de la population durant les deux premières semaines de février ne me touche plus. Le raz-de-marée d'angelots et autres symboles et allusions plus ou moins pertinents au couple, qui déferle où que notre regard se porte ne me donne plus l'envie irrépressible de me donner la mort, seule chez moi, en écoutant l'intégrale de Mike Brandt (notez, ceci explique peut-être cela), et la lubie étrange de balancer des cailloux aux amoureux qui s'bécotent dans les stations de tram m'a soudainement quittée.

Là, vous vous exclamez, en vous prosternant à mes pieds (si, si, vous prosternez on a dit): Ô Grande Electrical, toi qui es issue de la lignée des maîtres à penser les plus brillants allant de Confucius à John Gray, distille-nous quelques gouttes de ta sagesse infinie! Apprends-nous à faire tout comme toi!

C'est très aimable de votre part de me solliciter en des termes si élogieux, mais tant de vénération heurte mon immense modestie. Relevez-vous donc! Comment? J'ai mon pied sur votre dos? Moui, peut-être, j'avais pas remarqué. Hem, passons!.. De toutes façons, j'avais bien l'intention d'éclairer votre lanterne, ne vous inquiétez pas mes petits padawans en sucre (vous croyiez quand même pas que vous alliez y couper, si?).

En fait, si je vis tout ça si bien, c'est parce que je me sens bien en tant que célibataire. Personne pour critiquer mes petits plats à base de tofu, quinoa et topinambour ou mes cocktails à la spiruline de bon matin. Pas de mec relou pour m'enquiquiner quand je regarde The Voice, en envoyant des bisous à ma télé chaque fois que Mika apparaît à l'écran ou pour se moquer de moi quand je verse une petite larme en écoutant ma playlist Chansons qui font pleuvoir dans tes nœils sur Deezer. La paix! On ne parle pas assez du bonheur que cela procure de pouvoir traîner en pyjama toute une journée si ça nous chante, et d'avoir la possibilité d'"oublier" de se raser les jambes pendant trois semaines d'affilée. J'vous jure!

Et comme cette situation me plaît vraiment de plus en plus, j'ai pas tellement envie d'en changer. Donc, j'ai rayé de la liste de mes préoccupations quotidiennes:

  1. Trouver un mec.
  2. Réfléchir à comment trouver mec.
  3. Déprimer parce que je ne trouve pas de mec.

Déjà, ça laisse de la place pour un tas d'autres trucs, autrement plus intéressants, à commencer par me faire plaisir à môa. Mais en plus, ça élimine toute la pression, l'angoisse et les sessions de pleurs intensifs à l'approche de la date fatidique.

Du coup, j'observe toute cette agitation avec le regard d'un extraterrestre en mission anthropologique sur Terre: à la fois neutre, scientifique et un brin amusé. Tel Néo déchiffrant la Matrice, là où beaucoup voit une célébration unique de l'Amûûûr, je perçois la vibration émanant des vitrines qui murmurent: Vieeens dépenser ce qu'il reste de ton compte en banque qu'on s'est pourtant donné un mal de chien à mettre à sec pendant les fêtes et les soldes; je vois les commerçants se frotter les mains en émettant un rire sardonique et leurs prunelles virer au rouge flamboyant quand ils imaginent votre portefeuille s'ouvrir; j'entends le tintement cruellement gai de la caisse-enregistreuse sonnant le glas de vos économies.

Vous pensez passion, déclaration, tendresse, romantisme, affection et chabadabada. Je déchiffre marge, chiffre d'affaire, rendement, objectif, vache à lait. On est loin de l'amour qu'est partout autour, comme dans la chanson de Wet wet wet.

D'aucuns diront que je suis cynique et qu'il faudrait voir à ce que je m'accouple rapidement, on sait jamais des fois que ça me remettrait les idées en place. Mmmh (ceci est un Mmmh sceptique, pas un Mmmmh rêveur; mais puisque j'vous dis que l'abstinence ne me pèse pas, enfin!)... peut-être. En tous cas, moi, je vais passer un super 14 février.Pas parce que c'est la Saint Valentin, mais parce que, comme tous les vendredis soirs, je serai en train de trémousser ma petite carcasse en m'éclatant avec mes copines zumbettes.

Histoire de me muscler un peu les fesseps. Et d'avoir un corps de rêve pour l'année prochaine. Juste au cas où...

 

 

 

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